Maintenant je vais doucement, trop même.
Je ne sais pas si... Si c'est à cause de.
Ces rires, ces bouts de peaux qui se frôlent.
C'était une fois de plus, des illusions.
Pas vrai ?
A dose imparfaite,
Je m’injecte les effets
Destructeurs de la fête
Qu’on confond aux regrets
A longueur d’artère
On repense aux jours sans
Dans la douleur amère
Qu’on mélange au rouge sang
Puis me monte à la tête
Des désirs, des faux airs
Je me prends pour un dieu
Je ne suis qu’un faussaire
Est ce que j'vais y arriver ?
plombe toutes les lettres que j'ai jamais osé écrire.
Les terrains vagues de souvenirs rappellent a sa porte
que je me déteste par millier
que tout ce que tu sais de moi n'est pas de toi.
Et dans ce mur en silence
grogne un monde arnaché de rêves
qui dansent au rythme d'une rage ravagée.
Pas penser, passer le temps, tenter l’attente.
Et te pendre par des milliers de vents, de tempêtes.
Par insolence, donner aux silences la terreurs d’une course à l’oublie. Et rougir, du manque d’originalité de tout un monde. Dans le cauchemar d’une insomnie rester là assis à l’entendre. Tenter d’apprendre à passer la terreur d’une course à l’oublie.
Passer le temps, pas penser.
Et tout ça change,
Sur mon agenda trône le devoir de lâcher prise, de ne pas réciter mes leçons par cœur.
Et puis,
Je prends une décision importante, quelque part entre Viroflay et Issy.
Tu sais,
Tu me plais de mieux en mieux.
Et enfin,
Je m’accorde le droit de t’aimer.
C’est comme ça, après tout.
C’est comme ça que je n’ai plus envie de lui, que je n’ai plus envie d’eux.
J’ai même envie qu’ils aillent se faire foutre avec mes silences et leurs bruits.
« Tu m’appelles pas »
« Qu’est ce que tu deviens ? »
Je deviens rien de moins, rassure toi, je vais même un peu bien.
Et je laisse traîner, toutes ses choses de grands.
Les responsa… quoi ?
Non je ne vois pas de quoi tu parles.
Laisse moi le temps, de faire ma connaissance.
Il fait encore lourd dans mes journées, et vide dans mes nuits.
Et pour ça, je n’ai pas changé. J’ai toujours autant le vertige.
C’est comme ça.
Dis moi, est ce que le soir tu t'couches dans un tout petit lit ? Tu t'y roules en boule ? Tu prends ton oreiller dans les bras avant de fermer les yeux ? Toi aussi, tu t’endors avec le bout des pieds gelés ? Dis moi, ça t’arrive de te demander ce que je fais à ce moment précis ? Sûrement qu’tu t’en branles, tu pionces déjà, pendant que l’insomnie me ravage. j'ten prie, fais moi plaisir, ferme les yeux et ouvre grand la bouche. Laisse se cylindre frôler ta glottes, et partage avec moi, la douleur d’un coup de feu dans l’bide.
J’ai fait un sale cauchemar.
Rien à voir avec le rêve qui te réveille en sueur au moment où le monstre à sept têtes allait te dévorer. Vraiment rien à voir avec le pire film d’épouvante qu’il existe pour toi. Là, pas de sang, pas de brutalité, la violence est insidieuse. Elle s’attaque directement à la morale et à l’étique.
Je me réveille.
Des visions d’horreur narguent mon esprit.
« Non, c’est pas possible j’ai pas pu rêver ça »
Je me sens sale, très sale.
Pourquoi mon inconscient a t-il développé un pareil scénario ?
J’ai une réponse, un peut-être.
Ce dont je suis certaine, c’est que ça ne sort pas de mon crâne.
La honte. La honte me chope aux tripes, elle sert fort.
« Pas moi, pas dans la nuit, pas de cette façon »
« Tu la kiff ?
- Ben elle me plait bien ouais.
- Et tu mates sur meetic en même temps ?
- Bah j'y vais là ouais... essayer de me changer les idées, mais au final ça me saoule, soit j’parle à des nanas qui savent pas du tout ce qu'elles veulent, soit c'est des dialogues vraiment dans le style pour être potes rien de plus... et a la rigueur ça m’fait du bien de parler a des inconnues.
- D'accord… mmm…
- En fait j'arrête pas de penser a elle, de guetter quand j’vois quelqu’un qui se connecte sur msn voir si c'est elle. En plus aujourd’hui je l'ai pas vue sur msn.
- Bon je crois faut pas j'essaye de comprendre plus.
- J’suis deg de pas avoir pu l'appeler...
- ‘Tain on est bizarre.
- J’crois oui. »
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