plombe toutes les lettres que j'ai jamais osé écrire.
Les terrains vagues de souvenirs rappellent a sa porte
que je me déteste par millier
que tout ce que tu sais de moi n'est pas de toi.
Et dans ce mur en silence
grogne un monde arnaché de rêves
qui dansent au rythme d'une rage ravagée.
Pas penser, passer le temps, tenter l’attente.
Et te pendre par des milliers de vents, de tempêtes.
Par insolence, donner aux silences la terreurs d’une course à l’oublie. Et rougir, du manque d’originalité de tout un monde. Dans le cauchemar d’une insomnie rester là assis à l’entendre. Tenter d’apprendre à passer la terreur d’une course à l’oublie.
Passer le temps, pas penser.
A décousu son destin
D’un geste précis et ordonné
Elle ne sait plus combien
Elle peut encore s’aimer
Cette gosse de rien
Fille de l’humanité
Clara ne s’appartient pas
Elle fait juste des promesses
A des sourires, à des caresses
Elle ne sait plus combien
Elle peut encore s’aimer
Cette gosse de rien
Fille de l’humanité
Tu sais Clara se déteste
Et c’est le cœur en miettes
Qu’elle s’accroche aux restes
Elle ne sait plus combien
Elle peut encore s’aimer
Cette gosse de rien
Fille de l’humanité
D’un soir ou on avait un peu bu
La douceur du printemps dans nos poches
Je nous ai laissé devenir proche
Si j’avais su…
T’avais mis tes ailes dans mon rire
Moi je savais pas bien voler
J’ai juste eu le temps de sentir
Que tes plumes étaient cassées
Petit ange du passé
J’t’ai laissé rentrer
Semer ta vie dans mon cœur fermé
Cacher des rires dans mes habitudes
Construire des aubes à mes solitudes
Tu m’as appris…
T’avais mis tes ailes dans mon rire
Moi je savais pas bien voler
J’ai juste eu le temps de sentir
Que tes plumes étaient cassées
Petit ange du passé
J’ fais mourir tant d’ soir
A espérer trouver dans l’ bleu de tes yeux
L’portrait de la naissance d’un nous deux
Tu te casses et moi j’ai peur du noir
Si j’avais su…
T’avais d’autre rue à découvrir
Moi je savais pas bien voler
T’as juste eu le temps de t’enfuir
Et d’ laisser tes plumes tomber
Rue Saint Honoré
Une mine d’or devant toi, en lingots d’eux.
En société tu tournes le dos à ta misère, tu fais la fière. Ce n’est pas seulement un jeu.
Tu racontes comment, tu vis simplement. Plus brillante que jamais.
Mine de rien, tu te lances aux charbons, la peau moite de cicatrices noircies.
Tellement antipersonnelle, t'en exploses.
La peur séquestre vos folies. Vous n’en pouvez plus d’imaginer son regard félin. Vos mains grondent de désirs puis s’emportent. Le monde vient de disparaître dans un cri. La chaleur vous nargue, brûlante insomnie. Vous n’en pouvez plus d’inventer l’odeur de son corps. Vos efforts semblent lui appartenir. Le soleil dévore votre énergie. Vous n’en pouvez plus de penser à ses immenses lèvres. Vos sens fondent de plaisir, puis avortent dans un râle d’agonie.
- Pourquoi des miettes de pains?
- Pour les oiseaux.
- Pour qu'ils bouffent mes poissons?
- ...
- Ok t'en veux combien?
- Comme de toi aux asticots à qui tu servira tôt ou tard de festin.
- C'est rien. "
Pêche bien avant de finir dans un poisson, mon con.
C'est rien.
Le soir en rentrant de l’école, sur ton p’tit bureau en pin t’étalais ta peine, pour mieux la plier dans une cocotte en papier. Tu lui inventais la vie dont tu rêvais, elle voyageait dans l’monde de ton sous mains, ça t’allégeais un peu les épaules. Tu t’souviens sûrement plus, le nombre de fois où t’as chialé, des litres et des litres de regrets, dans des cocottes en papier. Avec son accord vous échangiez vos rôles, t’apprenais à voler, comme une cocotte en papier. A la récré t’en distribuais, pour qu’tout le monde puisse se vider.
D'ailleur, tes secrets d’mômes sont gardés dans des cocottes en papier.
En fin de monté,
un pincement d’où s’échappe la mélancolie.
Ravage de rêve,
coulée d’essence lacrymale.
Allez jeune fille, tiens bon la route.
Ton heure viendra.
Je le savais éphémère.
Secoue la tête,
un pincement d’où s’échappe la mélancolie.
Ravage de rêve,
coulée de sens lacrymale.
Allez on file, entre les doutes.
Le bonheur est là.
Dans mes rêves, un diadème d’humiliation. A vous, De lui installer un trône d’ambition, Sans vous mettre en grève.
Dans mon avenir, Une place pour vous. A toi, Je laisse mon bonheur le plus fou, Imprimer nos sourires.
Laisser le Vous, devenir un toi, en moi.
Suite ->
